25 November 2008

On feeeeeeeeeerme


Ce qu'il y a de chouette et rigolo en Copenhaguie
:
Les parcs et leurs animaux,
la Suède pas loin, la garde royale qui se ballade en ville, les bars à la déco loufoque, les gens célèbres dans les cimetières, les cafetiers ambulants, la plage, les vikings, l'architecture bizarre des églises, l'ancien château de la reine, le zouli port historique, la bière, les feux d'artifice des Etats Unis Amérique, les cygnes sur les lacs ou les lacs des cygnes, la verrière du jardin botanique, les arbres à sucettes, la pêche aux vélos...






























































Et aussi : les pistes cyclables, Tiger le magasin déco trouve-tout pas cher, la consigne des canettes et bouteilles de bière, la réservation
on-line des places de ciné, le réseau de transports, les frikadels, la buanderie commune dans l'immeuble, la supérette ouverte jusqu'à 22h dimanche compris (oups), la pizzeria au bout de la rue, le CPR number (une fois qu'on l'a ;), les tavernes d'habitués avec billard (dites bodegas), le médecin gratuit, le jus de fleurs...

Ce qu'il y a de nul en Copenhaguie : la gastronomie, le temps, le danemarquien et les chaussures (définitivement trop chères).

Ce ne sont évidemment pas des raisons suffisantes pour ne pas venir ni pour ne pas rester (ou pas, je me suis sans doute perdue dans mes négations).
Et pourtant...


Voilà, c'était un (petit) bout de vie en Copenhaguie

22 November 2008

From balcony bis



















Voilà, en Copenhaguie aussi,
il neige

26 October 2008

Bah alors, y se passe quoi ?


Bah alors rien...

En Danemarquie a
ussi, on a gagné une heure (ou perdu, mais puisque c'est le sommeil qui en a bénéficié, c'est gagné).
Ce qui signifie qu'en Copenhaguie (je ne sais pas bien pour le reste de la Danemarquie), il fait déjà nuit à... 17h30. Et évidemment, ça ne va pas aller en s'améliorant.
A vrai dire, les danemarquiens (ça doit être pareil dans tout le pays finalement) disent eux-mêmes qu'ils ont 15 mois dans l'année : janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, novembre, novembre, novembre, décembre.
Autant dire que ça va être loooooooooooong !

Ainsi, pour contrer dès maintenant la morosité pointante, affichons quelques images estivales, époque où le soleil daignait rester parmi nous jusqu'à point d'heure (à tel point qu'il valait mieux parfois partir avant lui pour avoir quelques heures de sommeil).




































Une soirée barbecue sur le port (enfin un bout, et encore, sûrement pas aux normes) en juin, évidemment, ça ne rend pas aussi bien qu'en vrai. Images prises entre 22h et 23h20 (je sais pas exactement, je crois qu'il y avait aussi de la bière).

Ça ne m'étonnerait pas que dans les semaines qui viennent, on ressorte encore quelques images estivales.

Voilà, il commence comme ça l'automne en Copenhaguie.

11 September 2008

Pour mourir moins bête...


http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com

J'adooooore ce blog !
Au pire (ou au mieux, c'est selon), il me fait sourire, au mieux (ou au pire, c'est aussi selon), je ris
à gorge déployée, voire, je dois arrêter la lecture, paske c'est pas bien de rire devant son écran quand on est au bureau. En fait, ce qui n'est pas bien, c'est de scanner ses fils rss persos quand on est au bureau. Mais qui ne le fait pas ? Hein ? Ah oui ok, ceux qui n'ont pas de bureau ou ceux qui n'ont pas d'abonnement rss.
Une spéciale dédicace à "Mercredi, c'est criminologie", une escapade chez les Experts, dommage, ce sont ceux de Miami, j'aurais bien aimé y voir Grissom.
Bref, je vous conseille d'être
à votre maison ou de griller une pause déjeuner quand tous vos collègues, eux, sont partis manger pour y jeter un oeil. Ils auront moins faim que vous, mais du coup, ils mourront plus bêtes, déjà que... euh... déjà que rien en fait.

Voila, je websurfe comme ca dans ma vie en Copenhaguie.

23 August 2008

505, le dernier numéro tiré ou la magie du CPR number


Cette fois, je me suis rendue au bureau des taxes, appelé tout simplement "Skat" (anagramme de "taks", sans doute).
Parce que pour être payé(e) en Danemarq
uie, il faut présenter à son employeur une taxcard, qui lui indiquera sur la somme totale qu'il va débourser, combien il donnera à son employé (environ 60%), et combien il donnera à l'Etat (environ 40%), c'est évidemment le principe de l'impot à la source.
Pour obtenir cette taxcard, et voulant éviter une nouvelle course aux administrations, j'ai d'abord pris contact avec l'administraton fiscale par téléphone.
Pas de problème, en indiquant les bons chiffres à la dame au bout du fil, elle m'enverra le papier qui va bien. J'indique le salaire estimé, et... mon CPR number. Et là, la magie opère: elle a mon nom, mon adresse, et du coup, mes ressources. 48h plus tard je recois la taxcard. Je la présente à mon employeur qui me dit que ce n'est pas la taxcard ! Il me manque une partie des documents, et le mieux, c'est d'aller au Skat Office.
Pas de problème, je me rends au Skat Office, qui se trouve être dans les mêmes locaux que le Folkeregistret (là ou on choppe le CPR number - c'est pratique la Danemarquie). Je prends un ticket numéro 505 et attends mon tour (8 minutes). Là, on me dit que je n'ai plus besoin de taxcard, que c'est une nouvelle procédure, et que l'employeur n'a qu'à rentrer mon CPR number dans le système informatique, et que tout se calcule automatiquement. Et en plus, pour recevoir le salaire sur mon compte, je n'ai pas besoin d'apporter un RIB ou tout autre document, parce que le système a aussi mes coordonnées bancaires, grâce... au CPR number, c'est magique !

En prime, un apercu de tous mes tickets num
érotés, voyez, je n'ai pas menti :).











Voilà, ell
e est pratique comme ça la vie en Copenhaguie

26 July 2008

Mon nouveau travail que j'ai à moi


Un contrat à mi-temps pour 2 mois dans une petite boite informatique pour rénover son site web (entre autres).

Des fois l'après-midi, avec les collègues
(all geeks of course), on mange des glaces et on joue au tennis... sur la Wii.
Pas longtemps hein, y a quand même du boulot à faire, hein.



Voil
à, elle commence comme ça la vie professionnelle en Copenhaguie

21 June 2008

France 0 - 2 Italie


Je ne suis pas du genre assidue au tournoi européen en vogue en ce moment... mais pour avoir vécu dans une "maison du
bonheur", il y a presque une décennie, je rate rarement une telle affiche.

France / Italie dans un pub Irlandais en Copenhaguie... je ne pense pas l'avoir envisagé il y a 10 ans, mais c'était une chouette soirée.


Voilà, elle est comme ça ma vie en Copenhaguie

20 June 2008

Ma rencontre avec un prix Nobel...


... n'aura pas lieu cette fois-ci.

Et pourtant, j'ai bien été invitée à diner à la table de l'Ambassadrice de France en Danemarquie début juillet en présence d'Albert Fert, Prix Nobel de Physique 2007. C'est la classe, hein ?
Sauf qu'il s'agit d'une erreur de destinataires de mailing list de l'ambassade, enfin un truc pas clair et compliqué à décrire ici, je dirais juste que je
n'y suis presque pas pour rien.
Bref, je continue de me contenter des quelques médaillés CNRS, c'est déjà pas mal...
C'est dommage, j'avais commencé à réviser la magnétorésistance géante pour converser un peu...
Bon en fait, ça m'arrange, je n'avais rien à me mettre.


Voilà, elle est comme ça ma vie en Copenhaguie

Mo-mo-motus !

Hehe... en bonne chercheure (?) d'emploi, j'ai aussi mon motus... trouvé sur le web d'internet.

Alors bon... il n'y a pas Thierry Beccaro et ses bonnes blagues, pas de boule à piocher, ni le "oooooh" à la sortie d'une boule noire, ça ne se joue pas en équipe et on ne finit pas par une super partie. En revanche, le site n'est pas très bien foutu, il y a beaucoup de pubs envahissantes et le nombre quotidien de parties est limité (probablement pour métaphorer la durée d'une émission). Et j'avoue, c'est plus facile à la télé.


Voilà, elle est comme ça ma vie en Copenhaguie


13 June 2008

From balcony




















Voilà, elle est comme ça la vie en Copenhaguie


02 June 2008

La découverte du jour

Google translator vient d'inclures danish (je ne sais pas bien quand, mais ce n'était pas le cas il y a 3 semaines) dans la liste des langues possiblement traduisibles. Visiblement, il y a encore quelques difficultés pour certaines pages oueb, mais c'est quand même bien pratique !

Voilà, elle est facilitée comme ça ma vie en Copenhaguie

31 May 2008

Georges, un ami fidèle

Visiblement, il n'y a pas qu'en Japonie que le Georges Duboeuf écoule ses stocks de beaujol'.
Vu au supermarché du coin de la rue (le vrai coin) :















Voilà, elle rappelle des trucs comme ça ma vie en Copenhaguie

26 May 2008

141075-3916

Tadam !

Voilà, elle est numérotée comme ça ma vie en Copenhaguie

24 May 2008

Les événements du week-end

1. François Fillon était à Copenhague hier, je l'ai raté
2. Le prince Joachim se marie avec une fran
çaise aujourd'hui, suis pas invitée
3. On organise un tournoi de pétanque demain, il va faire beau,
on est rassuré

Sinon, j'ai reçu du courrier ce matin : un "Certificate of registration", ce n'est pas un residence permit, mais avec ça, je peux aller au Folkeregistret pour obtenir un CPR number, WOUAHOU !!!

Voilà, elle est comme ça ma vie en Copenhaguie

23 May 2008

Beurk !

Rien ne ressemble plus à un paquet de ships qu'un autre paquet de ships dans un rayon de ships au supermarché... et pour varier un peu, rien ne ressembe plus à un paquet de gatos apéro qu'un autre paquet de gatos apéro dans un rayon de gatos apéro au supermarché, le genre de trucs soufflés au gout fromage, bacon, paprika ou autre.

Ceux-là me paraissaient bien dans ce rayon de gatos apéro/ships du supermarché (c'est un petit supermarché, c'est tout ensemble). Résultat : beurk, pas bon, immangeable ! Ils les fabriquent comment leurs gatos apéro dans ce pays ! Rien qui ressemble au fondant du truc soufflé, rien qui ressemble au gout fromage, bacon ou paprika, même chimique, rien qui donne envie de remettre la main dans le paquet une fois qu'on en a mangé un.
J'ai entendu parler d'un met local dont les locaux sont friands qui serait des lamelles de peau de porcs grillées et soufflées... je crois que c'est ça.
Ce serait peut-être prudent d'avoir des notions de danemarquien.

Voilà, elle est comme ça ma vie en Copenhaguie

15 May 2008

Vive l'Europe danemarquienne !

Ah ah ah ! Je vais finir par les avoir, non mais !
Aujourd'hui, je suis retournée au Statsforvaltningen Hovedsaden (là ou ils délivrent les residence permit) puisqu'un nouvel élément est venu s'ajouter à mes arguments pour en obtenir un (et ainsi avoir un CPR number et tout le tralala qu'il me permettra d'avoir).
J'arrive donc au Statsforvaltningen Hovedsaden, que je connais bien pour y être allée déja deux fois, je prends un ticket numéro 409 et attends mon tour (1 minute). Là, on me dit que je dois aller au bureau d'en face ! Quoi ? Comment ça ? Les bureaux changent si vite en Copenhaguie ?
Ah oui, effectivement, au-dessus de la porte du bureau d'en face, un drapeau européen bien visible avec l'inscription "Residence Permit Office".
Bin ça alors ! La conscience européenne de la Danemarquie évoluerait-elle ?

[Aparte géopolitique :
Bien qu'étant dans l'Union Européenne, la Danemarquie bénéficie de 4 dérogations : la monnaie unique, la coopération judiciaire, la défense commune et la citoyenneté européenne. C'est à se demander... euh... c'est vraiment à se demander. Il semblerait cela dit que ça évolue un peu : ce mini pays a ratifié le Traité de Lisbonne assez rapidement (d'ailleurs, sans réel débat démocratique parait-il entre citoyens ou leurs représentants) et commence à se pencher sur la question de l'euro (les sondages seraient optimistes, mais on sait ce que vaut un sondage). Les classes politiques elles-aussi évoquent ces dérogations comme des lacunes...
Ces évolutions ne sont pas (selon moi) totalement décorrelées de la carrière politique de l'actuel premier Ministre. Ses compatriotes journalistes, politiques ou citoyens évoquent des possibilités de postes à l'Union Européenne pour ce monsieur. Peu crédible venant d'un pays pas si pro-européen que ça... Mais le peuple danemarquien est tellement fier (si, si, vraiment) qu'il serait cap de changer de monnaie rien que pour voir un des leurs être haut perché dans ces instances.
Fin de l'aparte]

Je vais donc au bureau d'en face, prends un ticket numéroté 736 et attends mon tour (2 minutes). Là, je montre tous les papiers de la dernière fois, plus le nouvel élément : le papier de mon banquier (qui au passage et pour que les banques s'en prennent aussi un peu m'a couté 15 euros, voleurs de banquiers ! ça va que le mien est sympa, mais un courrier au directeur est sous presse). C'est celui-ci sur lequel les agents discutent le plus. Visiblement, ils essaient de convertir les euros inscrits sur le papier de mon banquier en couronnes danemarquiennes.
Et bing ! Il s'avère que le montant approche un nombre à 5 zéros (pas tout à fait quand même, n'exagérons rien), ça va suffire pour qu'ils prennent mon dossier et étudient ma demande. Youpi !

Ne crions pas victoire, étudier une demande ne veut pas dire y accéder.
Mais tout de même, la citoyenneté européenne s'achèterait-elle avec des euros en Danemarquie ? Hum... je me laisse réfléchir.

Voilà, elle est comme ça ma vie en Copenhaguie

23 April 2008

Maison de fous, la vraie !

Il se trouve que l'Ambassade de France en Danemarquie est l'une des rares à avoir un service emploi pour les francais installés à l'étranger. LA condition pour en bénéficier est d'être inscrit au registre du Consulat. Pas de problème, je vais au Consulat, et oh surprise, pas de ticket numéroté à prendre !
Mais devinez ce qu'il faut pour s'enregistrer au Consulat de France en Danemarquie ?

Voilà, elle est drôle comme ça ma vie en Copenhaguie

Pourquoi je veux un CPR number ?

Un séjour en Barcelonie et l'accueil de parents poiteviniens en Danemarquie ont eu raison de ma rigueur à raconter comment elle est la vie en Copenhaguie.
Donc reprenons :
Le CPR number est en quelque sorte LA clé pour pouvoir faire plus que respirer en Danemarquie... quand on y est pas touriste.
C'est plus exactement un numéro personnel à 10 chiffres (les 6 premiers sont la date de naissance, les 4 suivants au hasard, mais le dernier est pair pour les femmes, impair pour les hommes) qui n'est qu'à vous (enfin quand vous l'avez hein), un identifiant qui vous suit (quand vous l'avez bien sûr, mais admettons que c'est bon) toute votre vie sur le sol. Il sert à tout !
Tout : ouvrir un compte en banque, avoir un abonnement téléphonique, choisir un médecin, s'inscrire à la bibliothèque, à la salle de sport (oui bin on sait jamais, si ça me prend !), louer un DVD, et aussi (et surtout pour moi en ce moment) apprendre le danois à moindre frais.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi les épisodes précédents, il s'obtient lorsqu'on a un residence permit. Sans, c'est impossible.
Alors évidemment TOUS les danemarquiens en ont un, dès la naissance. Et peu savent comment l'obtenir autrement, ni à quel point ce n'est pas simple, sauf peut-être les fonctionnaires qui travaillent dans les services qui le délivrent.

Alors je suis de nouveau partie à la recherche d'un residence permit. J'ai en ma possession :
- le formulaire bien rempli (avec taille, poids, coordonnées des parents et tout)
- des photos d'identité (pas tr
ès belles, mais pour le coup, je m'en f...)
- mon attestation d'inscription au JobCenter (qui indique que je reçois une indemnité de chômage (291,27 kr par jour) pendant 90 jours.
- une lettre de mon hébergeur (qui confirme que j'ai un toit et que l'on subvient à mes besoins si nécéssaire)
J'arrive donc au Statsforvaltningen Hovedsaden, je prends un ticket numéro 490 et attends mon tour (9 minutes). Là, on me dit qu'il me faut en plus de tout
ça un contrat de travail ou une attestation de ma "fortune" personnelle.
J'ai envoyé un mail à mon banquier, qui diligente très aimablement ça dans la semaine.
En attendant, on me prête un numéro de compte pour recevoir mes 291,27 kr quotidiennes.

Voilà... elle est comme
ça la vie en Copenhaguie

09 April 2008

Premiers pas ter (voire les troisièmes)

Il est 8h05, je me lève. Il est 8h06, je me dirige vers la cafetière. Il est 8h08, je me dirige vers la salle de bain. Il est 8h10, j'attrape le gel douche. Il est 8h16, j'attrape le shampoing.
l st hhh. I st hhh, j srs dl dch. I st hhh, m drg vrs l chmbr. l st hhh, j m'hbll. l st hhh, j prds mn ptt dj t trmp ms trtns dns mn cf. l st hhh, j m lv ls dnts. l st hhh, j chq ms mls. l st hhh, j m chss. l st hhh, j rssbl ts ls pprs. l st hhh, j mts mn mt. l st hhh, j'nfrch l vl.
[note au lecteur : dans un souci d'aller rapidement à l'essentiel, les voyelles et les horaires du paragraphe précédent sont volontairement omis]

Il est 9h25, j'arrive au JobCenter de l'autre bout de la ville. Je prends un ticket numéro 26 et attends mon tour (2 minutes).
Là, on me dit que je dois aller voir Maria Dupontsen au troisième étage.
Pas de problème, je me rends au troisième étage. Pas de ticket à prendre, mais un gentil monsieur disposé à répondre à ma question de savoir où je peux trouver Maria Dupontsen. Mais il ne connait pas de Maria Dupontsen...
On cherche et on trouve car il s'avère que la Maria en question, a un autre nom entre son nom et son prénom.

Il est 9h32, j'entre dans son bureau. Là, elle me présente une chaise, m'invite à m'asseoir et à lui faire part de ma requête. Je sors mon formulaire, très fière, et lui annonce que peut-être, il y a un souci de date...
Je lui raconte, le JobCenter, le bureau de la rue d'à coté, le coup du CPR number, le Folkeregistret, le Statsforvaltningen Hovedsaden, la récéption tardive du formulaire, le bureau de la rue d'à coté, le nouveau coup du CPR number, le JobCenter et enfin le JobCenter de l'autre bout de la ville fermé. Et pour prouver ma bonne foi, je lui sors tous les tickets numérotés et datés (une manie de tout garder que j'ai attrapée en Japonie).
Compatissante de tant de démarches, elle me croit et commence
à instruire mon dossier.
Il est 10h05, je sors du JobCenter, je suis inscrite et ravie !

Voilà... elle est comme ça la vie en Copenhaguie

08 April 2008

Premiers pas bis (voire les seconds)

Nombre de mes lecteurs n'en peuvent plus de tant de suspens, alors voici la suite...

D'abord, j'avais finalement décidé de ne pas harceler le JobCenter même s'il est tout près de la maison.
Ensuite, j'ai décidé (plus ou moins simultanément d'ailleurs) d'attendre le fameux formulaire que les assedics m'avaient envoyé par la poste.
De plus, le délai de 7 jours pour se présenter avec le dit formulaire au JobCenter, soit le 8 avril, soit aujourd'hui, ne me laissait plus trop d'espoir.
Eh bingo ! Je regarde dans la boite aux lettres
à 13h40 : j'ai reçu le formulaire !
Dès 14h10, Je me pointe au bureau de la rue d'à coté du JobCenter (puisqu'il s'appelle immigration JobCenter ou un truc du genre).
Je prends un ticket numéro 70 et attends mon tour (2 minutes). Là, on me dit que j'ai besoin d'un CPR number.
Hehe ! Pas 2 fois le coup du CPR number !
Je réponds que suivant les règles européennes, je n'ai pas besoin de CPR number puisque j'ai ce formulaire. Interrogative, la préposée à l'accueil se renseigne auprès de sa collègue qui ne semble pas en savoir plus. Elle prend son téléphone puis me demande d'attendre parce "they are all busy".

J'attends donc 5 minutes avant de voir arriver deux femmes plutôt souriantes et donc rassurantes. L'une s'occupera de mon cas, alors que l'autre s'occupera du cas d'un autre.
Après 3 minutes de discussion, elle dit ennuyée "I've never seen this form, I don't know how to administrate this case". Elle appelle sa collègue de l'autre cas (qui semblait bien plus facile
à régler que le mien) qui a plus ou moins la même réaction. Elles discutent un peu, s'interrogent, me suggèrent d'aller au JobCenter de la rue d'à coté, me disent "good luck" et il est déjà 14h45.
Pas de problème, je vais au JobCenter de la rue d'à coté. Je prends un ticket numéro 86 et attends mon tour (4 minutes). Là, on me dit qu'il faut aller à un autre JobCenter.
Pas de problème, je reviens à la maison, repère l'adresse sur le plan, vérifie que l'heure de fermeture du bureau est 16h.
Il est 15h05, je sors de la maison, ferme la porte, vais jusqu'à ma bicyclette pour l'enfourcher rapidement et aller non moins rapidement à l'autre JobCenter à l'autre bout de la ville.
Il est 15h25, j'arrive à l'autre JobCenter qui est... fermé ! Depuis 15h ?! Trop tard, c'était aujourd'hui le dernier jour.
Il est 16h10, j'arrive à la maison (bin oui, j'ai pris plus de temps pour le retour) trempée (bin oui, il pleut) et vérifie l'heure de fermeture : 15h.

Ce qu'il aurait probablement fallu faire pour y etre à 14h :
- regarder dans la boite aux lettres à 12h30
- aller directement au JobCenter, et non pas la version immigration.

Ce que je vais faire :
- aller demain dès 9h au JobCenter de l'autre bout de la ville
- pleurer ma cause

Voilà... il est comme ça le supsens de ma vie en Copenhaguie

03 April 2008

Premiers pas

Aujourd'hui, je suis allée au JobCenter pour m'inscrire comme ils disent de le faire sur le site web de l'Europe, pour trouver (ou du moins chercher) un travail.
Je me suis bien habillée, maquillée (mais pas trop), j'ai préparé tous les papiers : le CV (oui, oui il est fini ;), l'attestation d'assurance maladie européenne (je crois que c'est l'assurance ou l'attestation qui est européenne, en tout cas, pas la maladie), il me manquait le formulaire qui va bien pour transférer mes droits assedics ici en Copenhaguie (je devrai le recevoir bientôt), mais je pourrai l'amener plus tard.
Bien prête, il s'est agit ensuite de repérer ou se trouve le JobCenter. Je mets les 3 adresses de la Copenhaguie tour à tour dans GoogleMap, et... oh ! Incroyable, il y en a un à environ 200m, peut-être même 180m de la maison.

Sans perdre une minute, je me rends au Job Center situé 15 rue Musvågevej (je vous dis, c'est tout près !).
Je prends un ticket numéro 456 et attends mon tour (5 minutes). Là, on me dit qu'il faut aller au bureau de la rue d'à coté.
Pas de problème, je vais au bureau de la rue d'à coté. Je prends un ticket numéro 66 et attends mon tour (1 minute). Là, on me dit "without CPR number, I can't help you".
Pas de problème, je vais au Folkeregistret (Enregistrement de la population) pour avoir ce fameux CPR number. Je ne prends pas de ticket parce que le service est fermé, mais il y a quand même un bureau d'information. Là, on me dit qu'il me faut un residence permit.
Pas de problème, je vais au Statsforvaltningen Hovedsaden pour avoir ce fameux residence permit, je prends un ticket numéro 89 et attends mon tour (2 minutes). Là on me dit qu'il me faut un contrat de travail.
[...]

Hum, l
à, je crois qu'il y a un problème.

Demain, je retourne au JobCenter, paske d'une part, la dame du Statsforvaltningen Hovedsaden m'a dit "they should help you without CPR number", et d'autre part, j'ai tout relu les règles européennes et effectivement "they should help me without CPR number". Et de toute façon, puisqu'il n'est pas loin de la maison le JobCenter, j'y retournerai autant de fois que nécessaire pour obtenir mon inscription.

Voilà, elle est aussi comme ça la vie en Copenhaguie

02 April 2008

Planning chargé

Quoi j'ai fait depuis que je suis en Copenhaguie :
- dormi (suite à un voyage nocturne de Grenoble à Lyon, glurps, un grand merci à mes accompagnateurs)
- fait connaissance avec ma bicyclette (elle me va super bien quand la selle est à la bonne hauteur)
- mangé un vrai diner danemarquien chez des vrais danemarquiens (mmmm, la soupe de pois)
- cassé une lampe (une très jolie, achetée cet été ici même, vexant !)
- joué au billard et bu de la bière du dimanche (non, ce n'est pas un brassage spécial)
- vidé et rangé le contenu de quelques cartons (j'ai retrouvé des CD qu'il faudra écouter en cachette)
- fini de rédiger et mettre en page mes CV (en français et anglais, enfin !)
- reçu ma première carte de membre d'une association (l'UFE - Union des Français à l'Etranger)
- et au passage bu une bière avec son prés' (qui s'y connait sacrément bien en démarches danemarquiennes)
- branché une nouvelle lampe trouvée dans un carton (à coté des CD, moins jolie mais bien pratique)
- apprivoisé le supermarché du coin (le vrai coin, juste au bout de la rue)
- fait cuire des oeufs durs, mais ça, ça peut arriver n'importe où...

Voilà, elle commence comme ça la vie en Copenhaguie

En Copenhaguie

J'y suis arrivée, tous les papiers utiles en pochette, quelques idées (mais pas trop) pour trouver un travail salarié, quelques bagages (mais pas tous) pour m'installer et prête pour une nouvelle aventure... ou expérience, n'exagérons rien non plus.
Petite présentation rapide pour faire vite parce que le temps presse : la Copenhaguie est la capitale de la Danemarquie, et y est ce que Lyon est à la région Rhone-Alpes. Autrement dit, même surface, même nombre d'habitants tout ça (plus d'infos par ici).
En Copenhaguie, on y parle le danemarquien. Je ne le connais pas encore trop bien (à un ou deux mots près), mais je vais m'y mettre.
En Copenhaguie, on paie avec des couronnes danemarquiennes (certains diront danoises, mais je doute encore).
En Copenhaguie, question considérations météo, des fois il fait beau mais pas tout le temps (bientôt un bulletin continu dans cet écran).
En Copenhaguie, les filles sont blondes et pulpeuses, je me fondrai donc sans problème dans la population locale (ou pas).
En Copenhaguie, les garçons ressemblent peu à des danois, à croire que j'avais des idées reçues sur cette race canine.
En Copenhaguie, on circule avec une bicyclette sur la voie réservee à cet effet, c'est bien pratique.
En Copenhaguie, ils boivent beaucoup de bière (Carlsberg et Tuborg) et mangent beaucoup de porc (premier producteur européen), juste sa transfomation me parait parfois quelque peu baclée.

Il est possible de trouver des présentations plus complètes et plus justes. Je ne me défile pas et assume totalement cette subjectivité qui pourra parfois virer à la mauvaise foi (sachant qu'au moment où j'écris ces lignes, la bonne hésite encore à se mettre à préparer un diner promis), voire au hors-sujet. On verra bien...

Voilà, elle commence comme ça la vie en Copenhaguie