23 April 2008

Maison de fous, la vraie !

Il se trouve que l'Ambassade de France en Danemarquie est l'une des rares à avoir un service emploi pour les francais installés à l'étranger. LA condition pour en bénéficier est d'être inscrit au registre du Consulat. Pas de problème, je vais au Consulat, et oh surprise, pas de ticket numéroté à prendre !
Mais devinez ce qu'il faut pour s'enregistrer au Consulat de France en Danemarquie ?

Voilà, elle est drôle comme ça ma vie en Copenhaguie

Pourquoi je veux un CPR number ?

Un séjour en Barcelonie et l'accueil de parents poiteviniens en Danemarquie ont eu raison de ma rigueur à raconter comment elle est la vie en Copenhaguie.
Donc reprenons :
Le CPR number est en quelque sorte LA clé pour pouvoir faire plus que respirer en Danemarquie... quand on y est pas touriste.
C'est plus exactement un numéro personnel à 10 chiffres (les 6 premiers sont la date de naissance, les 4 suivants au hasard, mais le dernier est pair pour les femmes, impair pour les hommes) qui n'est qu'à vous (enfin quand vous l'avez hein), un identifiant qui vous suit (quand vous l'avez bien sûr, mais admettons que c'est bon) toute votre vie sur le sol. Il sert à tout !
Tout : ouvrir un compte en banque, avoir un abonnement téléphonique, choisir un médecin, s'inscrire à la bibliothèque, à la salle de sport (oui bin on sait jamais, si ça me prend !), louer un DVD, et aussi (et surtout pour moi en ce moment) apprendre le danois à moindre frais.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi les épisodes précédents, il s'obtient lorsqu'on a un residence permit. Sans, c'est impossible.
Alors évidemment TOUS les danemarquiens en ont un, dès la naissance. Et peu savent comment l'obtenir autrement, ni à quel point ce n'est pas simple, sauf peut-être les fonctionnaires qui travaillent dans les services qui le délivrent.

Alors je suis de nouveau partie à la recherche d'un residence permit. J'ai en ma possession :
- le formulaire bien rempli (avec taille, poids, coordonnées des parents et tout)
- des photos d'identité (pas tr
ès belles, mais pour le coup, je m'en f...)
- mon attestation d'inscription au JobCenter (qui indique que je reçois une indemnité de chômage (291,27 kr par jour) pendant 90 jours.
- une lettre de mon hébergeur (qui confirme que j'ai un toit et que l'on subvient à mes besoins si nécéssaire)
J'arrive donc au Statsforvaltningen Hovedsaden, je prends un ticket numéro 490 et attends mon tour (9 minutes). Là, on me dit qu'il me faut en plus de tout
ça un contrat de travail ou une attestation de ma "fortune" personnelle.
J'ai envoyé un mail à mon banquier, qui diligente très aimablement ça dans la semaine.
En attendant, on me prête un numéro de compte pour recevoir mes 291,27 kr quotidiennes.

Voilà... elle est comme
ça la vie en Copenhaguie

09 April 2008

Premiers pas ter (voire les troisièmes)

Il est 8h05, je me lève. Il est 8h06, je me dirige vers la cafetière. Il est 8h08, je me dirige vers la salle de bain. Il est 8h10, j'attrape le gel douche. Il est 8h16, j'attrape le shampoing.
l st hhh. I st hhh, j srs dl dch. I st hhh, m drg vrs l chmbr. l st hhh, j m'hbll. l st hhh, j prds mn ptt dj t trmp ms trtns dns mn cf. l st hhh, j m lv ls dnts. l st hhh, j chq ms mls. l st hhh, j m chss. l st hhh, j rssbl ts ls pprs. l st hhh, j mts mn mt. l st hhh, j'nfrch l vl.
[note au lecteur : dans un souci d'aller rapidement à l'essentiel, les voyelles et les horaires du paragraphe précédent sont volontairement omis]

Il est 9h25, j'arrive au JobCenter de l'autre bout de la ville. Je prends un ticket numéro 26 et attends mon tour (2 minutes).
Là, on me dit que je dois aller voir Maria Dupontsen au troisième étage.
Pas de problème, je me rends au troisième étage. Pas de ticket à prendre, mais un gentil monsieur disposé à répondre à ma question de savoir où je peux trouver Maria Dupontsen. Mais il ne connait pas de Maria Dupontsen...
On cherche et on trouve car il s'avère que la Maria en question, a un autre nom entre son nom et son prénom.

Il est 9h32, j'entre dans son bureau. Là, elle me présente une chaise, m'invite à m'asseoir et à lui faire part de ma requête. Je sors mon formulaire, très fière, et lui annonce que peut-être, il y a un souci de date...
Je lui raconte, le JobCenter, le bureau de la rue d'à coté, le coup du CPR number, le Folkeregistret, le Statsforvaltningen Hovedsaden, la récéption tardive du formulaire, le bureau de la rue d'à coté, le nouveau coup du CPR number, le JobCenter et enfin le JobCenter de l'autre bout de la ville fermé. Et pour prouver ma bonne foi, je lui sors tous les tickets numérotés et datés (une manie de tout garder que j'ai attrapée en Japonie).
Compatissante de tant de démarches, elle me croit et commence
à instruire mon dossier.
Il est 10h05, je sors du JobCenter, je suis inscrite et ravie !

Voilà... elle est comme ça la vie en Copenhaguie

08 April 2008

Premiers pas bis (voire les seconds)

Nombre de mes lecteurs n'en peuvent plus de tant de suspens, alors voici la suite...

D'abord, j'avais finalement décidé de ne pas harceler le JobCenter même s'il est tout près de la maison.
Ensuite, j'ai décidé (plus ou moins simultanément d'ailleurs) d'attendre le fameux formulaire que les assedics m'avaient envoyé par la poste.
De plus, le délai de 7 jours pour se présenter avec le dit formulaire au JobCenter, soit le 8 avril, soit aujourd'hui, ne me laissait plus trop d'espoir.
Eh bingo ! Je regarde dans la boite aux lettres
à 13h40 : j'ai reçu le formulaire !
Dès 14h10, Je me pointe au bureau de la rue d'à coté du JobCenter (puisqu'il s'appelle immigration JobCenter ou un truc du genre).
Je prends un ticket numéro 70 et attends mon tour (2 minutes). Là, on me dit que j'ai besoin d'un CPR number.
Hehe ! Pas 2 fois le coup du CPR number !
Je réponds que suivant les règles européennes, je n'ai pas besoin de CPR number puisque j'ai ce formulaire. Interrogative, la préposée à l'accueil se renseigne auprès de sa collègue qui ne semble pas en savoir plus. Elle prend son téléphone puis me demande d'attendre parce "they are all busy".

J'attends donc 5 minutes avant de voir arriver deux femmes plutôt souriantes et donc rassurantes. L'une s'occupera de mon cas, alors que l'autre s'occupera du cas d'un autre.
Après 3 minutes de discussion, elle dit ennuyée "I've never seen this form, I don't know how to administrate this case". Elle appelle sa collègue de l'autre cas (qui semblait bien plus facile
à régler que le mien) qui a plus ou moins la même réaction. Elles discutent un peu, s'interrogent, me suggèrent d'aller au JobCenter de la rue d'à coté, me disent "good luck" et il est déjà 14h45.
Pas de problème, je vais au JobCenter de la rue d'à coté. Je prends un ticket numéro 86 et attends mon tour (4 minutes). Là, on me dit qu'il faut aller à un autre JobCenter.
Pas de problème, je reviens à la maison, repère l'adresse sur le plan, vérifie que l'heure de fermeture du bureau est 16h.
Il est 15h05, je sors de la maison, ferme la porte, vais jusqu'à ma bicyclette pour l'enfourcher rapidement et aller non moins rapidement à l'autre JobCenter à l'autre bout de la ville.
Il est 15h25, j'arrive à l'autre JobCenter qui est... fermé ! Depuis 15h ?! Trop tard, c'était aujourd'hui le dernier jour.
Il est 16h10, j'arrive à la maison (bin oui, j'ai pris plus de temps pour le retour) trempée (bin oui, il pleut) et vérifie l'heure de fermeture : 15h.

Ce qu'il aurait probablement fallu faire pour y etre à 14h :
- regarder dans la boite aux lettres à 12h30
- aller directement au JobCenter, et non pas la version immigration.

Ce que je vais faire :
- aller demain dès 9h au JobCenter de l'autre bout de la ville
- pleurer ma cause

Voilà... il est comme ça le supsens de ma vie en Copenhaguie

03 April 2008

Premiers pas

Aujourd'hui, je suis allée au JobCenter pour m'inscrire comme ils disent de le faire sur le site web de l'Europe, pour trouver (ou du moins chercher) un travail.
Je me suis bien habillée, maquillée (mais pas trop), j'ai préparé tous les papiers : le CV (oui, oui il est fini ;), l'attestation d'assurance maladie européenne (je crois que c'est l'assurance ou l'attestation qui est européenne, en tout cas, pas la maladie), il me manquait le formulaire qui va bien pour transférer mes droits assedics ici en Copenhaguie (je devrai le recevoir bientôt), mais je pourrai l'amener plus tard.
Bien prête, il s'est agit ensuite de repérer ou se trouve le JobCenter. Je mets les 3 adresses de la Copenhaguie tour à tour dans GoogleMap, et... oh ! Incroyable, il y en a un à environ 200m, peut-être même 180m de la maison.

Sans perdre une minute, je me rends au Job Center situé 15 rue Musvågevej (je vous dis, c'est tout près !).
Je prends un ticket numéro 456 et attends mon tour (5 minutes). Là, on me dit qu'il faut aller au bureau de la rue d'à coté.
Pas de problème, je vais au bureau de la rue d'à coté. Je prends un ticket numéro 66 et attends mon tour (1 minute). Là, on me dit "without CPR number, I can't help you".
Pas de problème, je vais au Folkeregistret (Enregistrement de la population) pour avoir ce fameux CPR number. Je ne prends pas de ticket parce que le service est fermé, mais il y a quand même un bureau d'information. Là, on me dit qu'il me faut un residence permit.
Pas de problème, je vais au Statsforvaltningen Hovedsaden pour avoir ce fameux residence permit, je prends un ticket numéro 89 et attends mon tour (2 minutes). Là on me dit qu'il me faut un contrat de travail.
[...]

Hum, l
à, je crois qu'il y a un problème.

Demain, je retourne au JobCenter, paske d'une part, la dame du Statsforvaltningen Hovedsaden m'a dit "they should help you without CPR number", et d'autre part, j'ai tout relu les règles européennes et effectivement "they should help me without CPR number". Et de toute façon, puisqu'il n'est pas loin de la maison le JobCenter, j'y retournerai autant de fois que nécessaire pour obtenir mon inscription.

Voilà, elle est aussi comme ça la vie en Copenhaguie

02 April 2008

Planning chargé

Quoi j'ai fait depuis que je suis en Copenhaguie :
- dormi (suite à un voyage nocturne de Grenoble à Lyon, glurps, un grand merci à mes accompagnateurs)
- fait connaissance avec ma bicyclette (elle me va super bien quand la selle est à la bonne hauteur)
- mangé un vrai diner danemarquien chez des vrais danemarquiens (mmmm, la soupe de pois)
- cassé une lampe (une très jolie, achetée cet été ici même, vexant !)
- joué au billard et bu de la bière du dimanche (non, ce n'est pas un brassage spécial)
- vidé et rangé le contenu de quelques cartons (j'ai retrouvé des CD qu'il faudra écouter en cachette)
- fini de rédiger et mettre en page mes CV (en français et anglais, enfin !)
- reçu ma première carte de membre d'une association (l'UFE - Union des Français à l'Etranger)
- et au passage bu une bière avec son prés' (qui s'y connait sacrément bien en démarches danemarquiennes)
- branché une nouvelle lampe trouvée dans un carton (à coté des CD, moins jolie mais bien pratique)
- apprivoisé le supermarché du coin (le vrai coin, juste au bout de la rue)
- fait cuire des oeufs durs, mais ça, ça peut arriver n'importe où...

Voilà, elle commence comme ça la vie en Copenhaguie

En Copenhaguie

J'y suis arrivée, tous les papiers utiles en pochette, quelques idées (mais pas trop) pour trouver un travail salarié, quelques bagages (mais pas tous) pour m'installer et prête pour une nouvelle aventure... ou expérience, n'exagérons rien non plus.
Petite présentation rapide pour faire vite parce que le temps presse : la Copenhaguie est la capitale de la Danemarquie, et y est ce que Lyon est à la région Rhone-Alpes. Autrement dit, même surface, même nombre d'habitants tout ça (plus d'infos par ici).
En Copenhaguie, on y parle le danemarquien. Je ne le connais pas encore trop bien (à un ou deux mots près), mais je vais m'y mettre.
En Copenhaguie, on paie avec des couronnes danemarquiennes (certains diront danoises, mais je doute encore).
En Copenhaguie, question considérations météo, des fois il fait beau mais pas tout le temps (bientôt un bulletin continu dans cet écran).
En Copenhaguie, les filles sont blondes et pulpeuses, je me fondrai donc sans problème dans la population locale (ou pas).
En Copenhaguie, les garçons ressemblent peu à des danois, à croire que j'avais des idées reçues sur cette race canine.
En Copenhaguie, on circule avec une bicyclette sur la voie réservee à cet effet, c'est bien pratique.
En Copenhaguie, ils boivent beaucoup de bière (Carlsberg et Tuborg) et mangent beaucoup de porc (premier producteur européen), juste sa transfomation me parait parfois quelque peu baclée.

Il est possible de trouver des présentations plus complètes et plus justes. Je ne me défile pas et assume totalement cette subjectivité qui pourra parfois virer à la mauvaise foi (sachant qu'au moment où j'écris ces lignes, la bonne hésite encore à se mettre à préparer un diner promis), voire au hors-sujet. On verra bien...

Voilà, elle commence comme ça la vie en Copenhaguie